​Témoignage d​'une maman allaitante qui n'a pas allaité son premier

Tu n'as pas allaité ton premier enfant ? Et malgré ta prise de conscience des bienfaits de l'allaitement, tu hésites encore à t'y mettre ? Cette interview est l'exemple même qu'il n'est jamais trop tard pour changer d'avis et réussir son allaitement.


Découvre ci-dessous l'interview de Maryon, c'est une maman de deux petits, passionnée par la petite enfance. Elle partage ici son vécu quant à sa première expérience de maman où elle n'a pas allaité par choix mais aussi pourquoi elle a voulu tenter et a tout fait pour allaiter son deuxième enfant, malgré d'importantes difficultés et blocages. Peut-être vis-tu des choses similaires et que certaines de ces pistes pourront t'aider à te préparer à allaiter. ;-)

Réussir son allaitement après un premier enfant non allaité

Tu as deux enfants, les as-tu tous les deux allaités ? 

Et bien non ! Pour le premier je n'étais pas prête du tout à allaiter. J'avais même un rejet psychologique par rapport à cela. Je m'explique.

Etant très pudique, je n'arrivais pas à envisager le sein dans sa fonction nourricière. Je stressais qu'on puisse voir un bout de ma peau alors le sein, c'était juste inconcevable pour moi.

Je savais bien que c'était meilleur pour mon enfant, et d'ailleurs je culpabilisais de ne pas réussir à l'envisager mais j'étais fermée psychologiquement.


Pour ma deuxième, j'ai eu le déclic et à l'inverse j'ai tout fait pour y arriver !


Lors de ton premier accouchement, qu’est-ce qui t’a gêné ou bloqué dans le fait d’allaiter ? 

Comme je l'ai expliqué avant, j'avais ce bloquage. Je voulais mais psychologiquement ne pouvais pas. Quand on m'a proposé la tétée d'accueil à la maternité, c'est sorti tout seul, sans filtre "non". Je n'ai pas pu, ce n'était pas le bon moment, je n'étais pas prête à ce moment là.


T’étais-tu préparée ou renseignée sur l’allaitement avant ton premier accouchement ? Quelqu’un t’en avait parlé ?

À mes rdv de suivi de grossesse, on m'en a parlé. On m'a demandé si je souhaitais allaiter, je répondais que je ne savais pas... même si au fond de moi je sentais que c'était quasi inenvisageable. La sage femme a dû le sentir et m'a dit que si je voulais essayer, je le pouvais mais que si je ne le sentais pas j'avais le droit de dire non.

Elle m'a proposée d'assister au cours de préparation à l'allaitement pour voir ce qu'il en était.

Mais même lors de ce cours, j'étais stressée, mal à l'aise. J'aurais pu aller plus loin, essayer un peu mais très sincèrement je ne crois pas que cela aurait été possible tellement j'étais "verrouillée".

Par curiosité, dans ta famille ou proches, tu as des gens qui ont allaité ? As-tu toi même été allaitée ? 

L'allaitement m'était inconnu, personne n'avait allaité dans ma famille et je ne l'avais pas été. Je pense que cela a aussi impacté ma vison de l'allaitement pour mon premier fils.

Ma grand-mère et ma mère répétaient souvent : de toute façon on n'aurait pas pu allaiter car on n'avait pas de lait, sous entendu elles n'ont eu aucune montée de lait !

Et je dois dire que pour mon fils, c'est vrai, je n'ai pas eu les seins gonflés ni de lait qui coule tout seul, pas de douleur non plus. Ce que je ne savais pas, c'est que ce n'est pas une raison valable puisqu'en réalité 99% des femmes peuvent allaiter même sans montée de lait.

La preuve, pour ma fille, je n'en n'ai pas eu et j'ai quand même réussi mon allaitement ! Cela ne veut rien dire en soit.


Tu n’as pas du tout essayé d’allaiter ton fils ? Même pas la tétée de bienvenue ?

Non, je n'ai vraiment pas pu à ce moment là.


Qu’est ce qui t’a amené à penser à allaiter ta fille lors de ta grossesse ?

Dans un premier temps j'ai vu une amie proche allaiter son fils. De la voir faire, je me suis dit : mais en fait on ne montre pas ses seins et puis c'est une belle relation entre la maman et le bébé !

J'en ai discuté avec elle et déjà je pense que cela a débloqué quelque chose.

Puis le deuxième déclic s'est fait lors de ma reconversion professionnelle. J'étais en formation d'auxiliaire de puériculture et on avait des cours sur l'allaitement et la lactation. J'ai trouvé cela vraiment très intéressant et étais convaincue du bienfait d'allaiter.

Puis il y a un stage dans une maternité qui accompagnait vraiment les mamans dans l'allaitement (car malheureusement en France il n'y en a pas beaucoup qui le font vraiment). Et j'ai constaté qu'au final un sein n'était ni plus ni moins qu'un sein ! Ma pudeur s'est alors envolée. Il faut dire aussi que lors de ce stage j'étais enceinte donc je me projetais !

Préparer son allaitement pour un deuxième enfant

Comment as-tu préparé cet allaitement ? Et quelle a été ta motivation pour y arriver ?

Du coup grâce à ma formation et mes stages en maternité, j'avais un bagage théorique. Ma motivation était vraiment d'offrir le meilleur à mon bebe, et le plus naturel possible, ce que je n'avais pas réussi à faire pour mon fils. J'étais motivée à bloc !

Et heureusement car le premier mois n'a pas été facile. Peu de lait au départ, perte de poids de ma fille (les fameux 10% des maternités !), pas de montée de lait, la pression que je me mettais pour absolument réussir, le tire lait, les compléments donnés à contre cœur...

Heureusement une conseillère en lactation m'a remis sur le droit chemin ! Car malgré ma formation, je n'étais qu'une maman perdue !

En une séance, elle m'a reboostée et en 2 semaines adieu les compléments !


As-tu lu des livres, des sites internet qui t’ont aidé à trouver des informations ?

Surtout un ouvrage très clair que notre formatrice nous avait conseillé et qui m'a soutenu, c'est le "Guide de l'allaitement maternel" .J'ai aussi été voir des documents sur la Leche league.


As-tu été dans un groupe de soutien Leche league ? Si oui, qu’est ce que cela t’a apporté ? Si non, pourquoi n’y es-tu pas allé ? 

Non, je n'y suis pas allée même si j'ai beaucoup hésité. D'une part car mon amie proche qui a allaité me donnait quelques conseils mais aussi parce que je préférais voir la conseillère en lactation à la maternité où j'ai accouché. Et je dois avouer que j'avais peur de ces groupes de soutien, peur qu'on me juge pour ne pas avoir allaité mon premier.


Au départ, combien de temps pensais-tu allaiter ta fille ? Est-elle toujours allaitée ? Si oui, penses-tu attendre le sevrage naturel ? 

Je ne m'étais pas vraiment donné de temps, mais je me disais que 6 mois serait déjà très bien car ce sont les recommandations de l'OMS.

Et finalement aujourd'hui elle a 21 mois et je l'allaite toujours ! Je l'ai allaité quasi exclusivement jusqu'à ses 7 mois. Puis j'ai trouvé un travail. J'ai tiré mon lait au travail jusqu'à ses 9 mois pour qu'elle en ait chez la nounou puis après elle était en mixte (biberon chez nounou, tétées avec maman).

Et depuis ses 18 mois, elle aime téter un peu le matin et le soir mais ça devient plus un besoin câlin qu'alimentaire.

Dans l'idéal j'aimerais le sevrage naturel même si je me demande pour quand c'est, parfois je suis un peu fatiguée.

Différence entre un enfant allaité et enfant non allaité

Vois-tu une différence entre ta fille allaitée et ton fils non allaité ? Mise à part le caractère ; -) Es-tu plus fatiguée avec l’allaitement ?

Au niveau de la santé, j'ai l'impression qu'elle a été moins malade. Par exemple elle a eu des rhumes mais ça ne s'est jamais transformé en bronchiolite (mon fils, cela lui est arrivé 2 fois). Et pas de gastro non plus à dire (une journée elle a été barbouillée mais sans plus). Ensuite c'est vrai qu'elle est très proche de moi. Elle aime son papa, c'est une évidence, mais dès qu'elle me voit le soir par exemple, elle a ce besoin d'être contre moi et me demande souvent une tétée même si c'est 2 minutes.

Pour la fatigue, je l'ai été les premiers mois mais je ne pense pas que ça soit l'allaitement la cause principale. C'est plutôt un ensemble de choses : un deuxième enfant, un travail à plein temps, une construction de maison, des réveils nocturnes des 2 enfants ... !

 

Pour toi, le fait d’allaiter est-il plus simple en déplacement ou non ?

Clairement ! Je me souviens pour mon fils, il fallait préparer les doses de préparation infantile, prévoir le biberon, la bouteille d'eau, si déplacement prolongée prendre la boite entière de poudre sans oublier les céréales. Bref ça prend de la place et ce n'est pas pratique. Au moins avec l'allaitement on oublie tout ça !


"Merci Maryon pour ton témoignage qui, je suis sûre, permettra à d'autres mamans de se rassurer et de se donner la force de le faire si telle est leur envie. Océane de Monallaitementcomplice.fr "


Découvre ci-dessous les liens dont à parlé Maryon lors de son interview.

1


Découvre les documents de la leche League pour débuter, se rassurer, et surtout réussir son allaitement en pleine conscience. 

Tous les sujets y sont abordés tels que : 

"Allaitement maternel après une césarienne."

"Allaitement, travail et séparation : tirer son lait"

"Allaiter des jumeaux"

"Comment se positionner pour allaiter"....

Sur le site de la leche league, aller dans "Vous informer"

2


Ce guide est souvent distribué par les sage-femmes et les gynécologues. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez le télécharger en suivant le lien ci-après. Il donne des pistes sur un démarrage de l'allaitement et des adresses pour se faire suivre. Clique ICI

3


Découvre ci-joint la liste des consultantes en lactation mais aussi des renseignements sur ce beau métier d'accompagnement. 

Pour accéder à ce site, c'est ici.

Tu veux débuter ton allaitement sereinement ? Tu veux des pistes simples à mettre en place avant et au début de ton allaitement ?  Je t’invite, si tu ne l'as pas déjà fait, à télécharger mon E-book « 7 astuces pour démarrer un allaitement sereinement ».

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