Qu’est ce que le colostrum ? Quelle est sa composition et ses bienfaits ?

Découvrons ou redécouvrons ensemble le colostrum dans son ensemble

De par sa belle définition du dictionnaire, le colostrum est le lait sécrété par les femmes en fin de grossesse (et chez tous les mammifères femelles). 

Ce lait est de couleur jaunâtre ou blanc cassé, il est très riche en protéines et en anticorps indispensable à l’immunisation du nouveau-né. Il est en plus pauvre en sucres. 

Pourquoi des protéines et des anticorps ?

Allons un peu plus loin dans la recherche 🙂 

Les protéines sont des macromolécules nécessaires à notre bon fonctionnement ; elles rentrent dans la composition des structures de toutes les cellules de l’organisme. En gros, notre corps en a besoin pour construire la peau, les muscles et faire fonctionner les organes. Les protéines entrent aussi dans la composition des anticorps.

La richesse en protéines dans le colostrum permet ainsi de booster, les premiers jours, le nouveau né pour que son organisme puisse se développer mais surtout se protéger du nouvel environnement dans lequel il se trouve.

Se protéger par le biais des anticorps ?

Les anticorps sont, des protéines spécialisées, utilisées par le système immunitaire pour détecter et neutraliser des agents pathogènes de façon spécifique. Le type d’anticorps rencontrés dans le colostrum dépendent des agents infectieux auxquels la maman a été confrontée durant toute son existence. Cette transmission d’anticorps ne peut se faire dans le ventre, car le placenta est imperméable à certaines molécules. 

Ces anticorps ne peuvent être transmis que lors des premiers jours (environ 5 jours) du nouveau-né. Cela est lié à la perméabilité du système digestif laissant passer ces cellules. Par la suite, cette perméabilité s’efface et le système digestif, commençant à fonctionner, détruit les anticorps.

Le colostrum de par sa composition permet aussi d’évacuer le méconium (premier rejet du système digestif du nouveau né). 

As-tu compris en quoi cet élixir est important ? Il va permettre de nourrir en profondeur et booster la fabrication des organes de bébé mais il va surtout le protéger de certaines infections ce qui est très important car sans ça il est plus sensible. Cela ne veut pas dire non plus qu’il sera tout de suite ou tout le temps malade. Mais cela signifie qu’il sera plus protéger. 

Quand le colostrum apparaît-il ?

Le colostrum peut arriver dés le second trimestre de la grossesse. Chez certaines femmes, il y a même quelques gouttes qui sortent seules des mamelons. Mais si aucun signe ne se fait voir pendant la grossesse, pas d’inquiétude, le jour J vous en aurez. 

Pour celles qui constatent déjà la présence de colostrum, il vous est tout à fait possible de l’exprimer et d’en garder au congélateur au cas où pour la maternité. Cela pourra servir de « complément » si la fatigue se fait ressentir sur vous et empêcher de prendre des compléments de lait « artificiel » qui pourrait altérer votre allaitement. 

Comment exprimer le colostrum ?

Le colostrum peut être exprimé de la même façon que le lait maternel. Il est souvent conseillé de tirer ou exprimer le lait 3 à 5 min à chaque sein à partir de la 34ème semaine de grossesse. Toutefois si jamais des contractions utérines se font ressentir, on arrêtera l’expression par précaution. 

Tu peux prélever les gouttes de colostrum avec l’aide d’une seringue ou exprimer le colostrum dans un petit récipient bien propre et remplir ensuite la seringue que l’on entrepose au réfrigérateur jusqu’à ce qu’elle soit pleine (1à 3 jours maximum) puis la mettre au congélateur. 

L’action d’exprimer le colostrum se fait ainsi :

Dans un premier temps, lave toi bien les mains puis stimule la zone qui entoure le mamelon comme sur le schéma ci-dessous en petit cercle puis de l’extérieur du mamelon vers l’intérieur et ça tout autour du mamelon. 

Dans un second temps, forme un C avec ton pouce et ton index comme une pince (cf schéma Etape 2) à placer au niveau de l’aréole. Enfonce tes doigts dans le sein en poussant horizontalement vers les côtes. Pour finir, tout en maintenant les doigts enfoncés, rapproche ton pouce et ton index en les refermant comme la pince. Pas besoin d’y aller trop fort. Et voilà. L’action peut être renouvelée. 

Schéma explicatif pour exprimer le lait maternel et le colostrum

Alors sur le schéma on voit que c’est du lait, le colostrum ne sortira pas autant, on parle vraiment de gouttes mais le principe est le même. L’avantage c’est que cela peut être un entrainement avant l’arrivée de bébé si c’est le premier. Car des fois afin de les stimuler, on exprimera un peu de lait.   

J’espère que cet article t’a plus et que tu as compris en quoi le colostrum est important pour ton petit ange.

Si tu as des questions n’hésites pas et si tu ne l’as pas encore fait je t’invite à télécharge mon e-book offert sur les "7 astuces pour démarrer sereinement son allaitement".

A bientôt super Mam.

Préparation des seins ? Oui ou non ?

Tu l’as senti ? Tes seins ont, dès le début de ta grossesse, commencés à changer. D’ailleurs, c’est peut-être eux qui t’ont alerté du petit événement à venir.

Tu te demandes peut-être s’il faut donc préparer les seins avant un premier allaitement. Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises réponses.

Pour ma part, oui je m’y suis préparée. Comment ? Tout simplement en m’aidant de quelques outils.

Prendre soin de ses seins

Avant de commencer à allaiter, il est bénéfique de prendre soin de ses seins comme de sa santé. C’est comme prendre soin de sa peau. La poitrine subit en effet quelques changements et son élasticité est mise à rude épreuve.

3 points importants :
  • Munis-toi de bons soutiens gorge léger ! Jusqu’à la naissance, tu peux utiliser des soutiens-gorges avec armatures. Ce que je recommande, en revanche, pour les premières semaines d’allaitement c’est de passer sur un soutien-gorge sans armature. Les montées de lait peuvent être douloureuses et importantes en fonction des besoins de bébés et les armatures seront alors plus gênantes qu’autre chose. Petit conseil pour le début, gardes ton soutien-gorge la nuit.
  • Hydrater sa peau ! Pour un bon maintien et pour un bon retour à la normale, il est fortement conseillé d’hydrater la poitrine. Avec une crème ou avec une huile la plus neutre possible. (Tous les produits pour préparer ses seins sont sur cette page). Chose importante, ne masses pas l’aréole et le mamelon avec des huiles ou autre crème que je recommande (Relax Isotonic). Ceci afin d’éviter de boucher les pores de la peau et de risquer une infection ou autre. Alors, préparer sa poitrine et ses mamelons peut aider à renforcer ces derniers, néanmoins ce n’est pas ce qui évitera les crevasses. Elles sont les conséquences d’une mauvaise position de bébé.
  • Nettoyer votre peau à l’aide de gel doux ou rincer à l’eau pure. Les savons peuvent être desséchant et donc abîmer votre poitrine.

Masses ta poitrine pour les préparer

Le massage est un bon moyen de se détendre et d’hydrater. Tous les soirs, avant de te coucher, tu peux masser à l’aide d’un soin proposé (ICI). Ça peut être un moment en couple aussi ;). Ce n’est pas parce que tu es enceinte que c’est interdit. Libre à toi !

Voici comment j’ai fait et comment tu peux faire :

Commence à te masser en partant du sternum, descend ce dernier et passe sous la base du sein puis remonte jusqu’aux aisselles en contournant le mamelon. Masse le sein droit avec la main gauche. Et vice-versa la main droite masse le sein gauche.

Ce massage peut-être pratiqué avant l’allaitement puis pendant. Il faudra simplement bien nettoyer les mamelons à l’aide d’un coton humide et de l’eau ou de l’argent colloïdal (j’en parle dans les produits) avant chaque tétée.

Tirer du colostrum ? Utile ?

Vers la fin de la grossesse, il se peut que tu vois quelques gouttes sortir de tes mamelons. Un liquide blanchâtre, c’est du colostrum. Personnellement, je n’en ai pas eu qui sortait tout seul lors de ma première grossesse, j’avais pourtant essayé. Je pense tout simplement que je n’avais pas la bonne technique pour exprimer le colostrum. Exprimer = tirer son lait.

Certains médecins préconisent d’exprimer un peu tous les jours, mais il n’y a jamais eu d’études scientifiques ou de comparaisons qui démontraient les bienfaits de cette action. Il est dit que ce serait pour éviter un risque d’engorgement ou de mamelons douloureux. Dans un sens, certainement mais dans un autre tant qu’il n’y a pas de montée de lait, il y a peu de risques d’engorgement.

Mais si tu es curieuse, rien ne t’en empêche !! Ce n’est pas négatif en soi. La preuve, lors de grossesse pendant un allaitement. Ce que j’ai eu. L’enfant né tète toujours et le développement du nourrisson perdure sans aucun souci. Fait important, le lait produit se fera toujours en priorité de l’enfant à naitre. Ainsi lorsque j’attendais ma seconde, mon ainée a ressenti le lait changer au fur et à mesure jusqu’à avoir du colostrum. Chez certains enfants cela entraine le sevrage et chez d’autres non. La mienne ne s’est pas sevrée ^^

Voilà mam, j’espère que cela t’aide et si tu ne l’as pas encore fait ; je t’invite à télécharger mon E-book « 7 astuces pour démarrer un allaitement sereinement ».

Visualiser son allaitement pour se préparer pour le grand jour

Non je ne suis pas une folle !!! Peut-être un peu 😀 Mais croyez moi la visualisation est un outil de notre cerveau très très puissant.

Pour commencer, pour celles qui ne connaissent pas la visualisation voici quelques explications :

Il a été prouvé par les expériences et les recherches en neurosciences que nous avons 4 cerveaux (soit 4 parties). Ces quatre parties doivent toutes être activées pour pouvoir réaliser un objectif. Et l’allaitement, TON allaitement est un objectif.

Ainsi nous retrouvons bien les fameux deux hémisphères, avec le corps calleux qui les sépare ; le cerveau gauche (qui dirige toute la partie droite du corps) et le cerveau droit (qui dirige toute la partie gauche du corps). Non non je ne me suis pas trompée 😉

Au delà, de ces deux cerveaux, les neurosciences ont récemment démontré qu’on stimulait d’autres parties de notre cerveau, peu décrite avant, pour pouvoir atteindre des objectifs.

Il y a donc aussi le cervelet (qui gère la notion de mouvements et de gestes), et le cerveau médian (qui gère les émotions). 

Maintenant, tu te demandes peut-être pourquoi je parle de visualisation et en quoi cela peut t’aider ?

C’est simple, notre cerveau ne fait pas la différence entre une expérience vécue et une expérience imaginée de toutes pièces (à la condition que cette imagination ait été bien faite, j’y reviens plus tard).

Et les neurosciences ont prouvé que si nous réalisions des visualisations en impliquant bien nos quatre parties du cerveau, nous aurions 7 fois plus de chance de réussite supplémentaire vis à vis de notre objectif.

Dans le cas où on n’impliquerait pas l’ensemble de notre cerveau, notre conscience considérera l’expérience comme non crédible et développera alors de la résistance. Cette résistance entrainera à son tour un travail sur la volonté. Qui est plus difficile que la visualisation.

Qu’est ce qu’une bonne visualisation ou une super réalisation ?

Je vais vous partager ce que David Lefrançois coach, formateur, chercheur en neuroscience propose. La visualisation, c’est impliquer la création et la modification d’expériences imaginaires mais pas seulement en « vision ». On doit également impliquer le toucher, le sentiment, le mouvement, l’audition, l’odorat, le goût, les émotions, les pensées et l’intuition. En d’autres termes, il faut que tout notre cerveau soit stimulé pour lui faire réellement vivre l’expérience. 

Alors voyons maintenant comme bien réaliser cette imagination et expérience.

  1. Tu dois dans un premier temps, détailler ton objectif (ce qui implique ton cerveau gauche). Tu dois te dire par exemple : je veux allaiter, être calme, que mon enfant soit collé à moi lors de ce moment, tu peux imaginer ton enfant blond, brun, peu de cheveux, les yeux fermés ou ouverts à te regarder. Te voir assise ou debout avec bébé dans les bras…
  2. Tu imagine que tu le fais (ce qui implique ton cerveau droit) : peut-être que tu ressens le lait s’écouler de ton sein pour aller dans la bouche de ton bébé, tu ressens la bouche de ton bébé sur ton sein. Tu ressens le siège dans lequel tu es assise, le coussin d’allaitement sur tes jambes…
  3. Tu dois impliquer ton cervelet en imaginant les petites mains de bébé toucher ton sein, toi caressant sa petite tête ou en tenant sa main.
  4. Imagines l’émotion que tu ressens lors de ce moment (cerveau médian). Tu es heureuse et sereine. Bébé est calme et au chaud dans tes bras. Tu es apaisée et détendue.

Voilà, c’est ça une visualisation. Tu veux en savoir plus sur ça je t’invite à découvrir les vidéos de David Lefrancois sur sa chaîne Youtube.

Après, bien évidemment tu auras toujours des découvertes le jour J et les premiers jours car la visualisation augmente les chances de réussite mais ne fait pas tout. Mais moi je l’ai tenté pendant mes grossesses et je suis presque sûre que cela m’a fortement aidé pour mes débuts à la maternité. Notamment par rapport au vécu de ma grossesse (c’est une autre histoire) mais sans la visualisation je ne sais pas si j’aurais pu aussi bien la vivre.

N’hésites pas à me poser des questions ou à me dire en commentaire ce que tu as ressenti si tu as essayé. À bientôt, les futures ou jeunes mam’s.

PS : si tu ne l’as pas encore et que cela t’intéresses, télécharge mon E-book gratuit sur « 7 astuces pour démarrer un allaitement sereinement » (Ci-dessous). 

Faut-il se préparer à l’allaitement ?

Faut-il ou ne faut-il pas se préparer à l’allaitement ? Il n’y a pas pour moi de bonnes ou mauvaises réponses cela dépend de ton tempérament.

Pour ma part, je me suis préparée et je pense que cela a en effet fait partie de ma réussite dans mon 1er allaitement.

Comment m’y suis-je prise ? J’y arrive ===>

Comme beaucoup, j’ai fait des achats sur le sommeil de bébé, l’allaitement, les recettes DME (article sur le sujet à venir ^^ ) et ma bibliothèque c’est fortement remplie. Mais dans ces livres, il me manquait de réels retours et témoignages de mamans.

Il y a quelques années encore, les familles vivaient proches.  Les tantes, grands-mères, grandes-soeurs aidaient les nouvelles mamans, d’une part avec bébé (le positionnement, le change…) et d’autre part à la maison. Maintenant, les familles sont plus éclatées et soutiennent, mais je trouve de façons différentes. Vous ne trouvez pas ? Je trouve que les gens donnent plus facilement de l’argent ou des cadeaux plutôt que de leur temps. Après si cela te convient pas de souci, nous avons tous des souhaits et attentes différents. Mais pour ma part, j’aurai voulu plus d’aide pour débuter mon allaitement et me sentir moins seule. Heureusement que j’avais mon Homme qui était là !! Merci mon chéri 😉  Mais je parlerai du commencement de mon premier allaitement dans un autre article (lien à venir).

Pour en revenir à la préparation de l’allaitement, je me posais ce genre de questions qui je pense ont déjà dû t’arriver en tête :

  • Si j’ai les mamelons sensibles, est-ce que je dois les préparer ?
  • Est-ce que je peux être aidée ?
  • Peut-on apprendre des choses avant de commencer l’allaitement, positions bébé…. ?

Mais on aura beau se préparer, cette première rencontre va tout chambouler. Crois-moi !! J‘aime beaucoup cette phrase qui dit « L’accouchement est le seul rendez-vous à l’aveugle où vous êtes sûre de rencontrer l’amour de votre vie »

On a beau se dire « ça y est je vais être maman » on ne sera jamais prête à cette première rencontre. Mais il est vrai que l’on veut bien faire alors voici quelques pistes pour vous aider à vous préparer :

  1. Préparer ses seins, c’est possible. Alors ça n’empêchera pas d’avoir des douleurs et des crevasses, mais dans tous les cas cela peut aider. Comment ? En te massant la poitrine avec des huiles, en portant tes vêtements sans soutien-gorge pour habituer les mamelons aux frottements. Il existe même des pinces mamelons pour les étirer un peu :p. Ça c’est pour le cas où ils sont pas trop ressortis. Je t’avoue celui là j’ai pas essayé mais qui sait ?? On peut être prête à tout pour moins souffrir. Et qui tente rien n’a rien 😉
  2. Prends contact avec des groupes facebook sur l’allaitement, va dans un groupe de la Leach League. Tu peux en trouver ici. Ces groupes te permettront de poser les questions, d’entendre le vécu de femmes qui te prépareront à ce que tu vas vivre et de voir des mamans allaiter aussi. Car ce n’est pas forcément facile.
  3. Parle à ton entourage de ton souhait d’allaiter et de ton souhait de respecter ce choix. Plus ils seront ce que tu veux réellement plus ils te laisseront tranquille lors du début.
  4. Prends rendez-vous avec une consultante en lactation ou une sage femme réputée pour l’allaitement afin de voir avec elle les positions de bébé. Car plus on s’est entrainé ou on a visualisé les bons mouvements plus on sera à l’aise le moment venu. Moi je l’ai fait et ça m’a rassuré. Je n’étais pas totalement dans l’inconnu.
  5. Achète un coussin d’allaitement 😉 très pratique pour laisser tes bras au repos lorsque bébé tété longtemps.

Libre à toi de voir comment te préparer si tu as des idées fonce. Tout ce qui te prépare te rendra plus forte mais n’oublie pas que tu auras cette part de surprises.

Tu as des questions sur les crevasses, les douleurs lors de l’allaitement ? Un article arrivera bientôt pour y répondre. Mais libre à toi de me laisser des questions ou commentaires. Je serai contente de pouvoir t’aider…

PS : Je te propose gratuitement mon E-Book « 7 astuces pour démarrer sereinement son allaitement » si cela t’intéresse mets ton adresse email ci-dessous 🙂