Le surmenage maternel, ce qui m’est arrivé et comment j’en sors ?

On en parle peu mais cela arrive vite et à beaucoup plus que l’on ne le pense. Moi même j’ai subi le surmenage maternel. Au début on ne s’en rend pas compte. On profite de nos enfants, on veut leur donner le meilleur et on arrive à s’en oublier. Que ce soit pour les enfants, pour votre couple ou/et surtout pour VOUS !! Il faut faire le nécessaire. 

Qu’est ce que le surmenage maternel ?

C’est une fatigue extrême physique et psychique des mères qui essayent de tout contrôler et s’épuisent à vouloir tout faire ; voir les faire parfaitement. Elle se donne trop à s’en oublier.

Comment reconnaître le surmenage maternel ?

Souvent une mère en surmenage va commencer à ressentir de la tristesse, de la colère, de l’anxiété, des sentiments mitigés et va commencer à ne plus supporter de simples bêtises des enfants (par exemple) ou de simples aléas de la vie... alors oui beaucoup de femmes peuvent ressentir ça de façon passagère mais lorsque cela dur on parle de burn-out ou surmenage maternel. 

Ce surmenage peut arriver au premier comme au troisième enfant et peut subvenir après la naissance comme bien plus tard. 

De mon côté, je n’ai pas tout de suite identifié ce problème comme du surmenage maternel, je me disais que ce n’était que passager mais plus je me fourvoyais plus je me suis embourbée dans cette situation. Situation qui a entraîné sans le vouloir une cascade de problèmes. 

Et puis, lorsque j’ai pris conscience de mon problème, j’ai commencé à en parler et surtout essayer de mettre des choses en place. 

Comment sortir de cette situation ?

Lorsque tu es dans cette situation, il est important dans un premier temps d’en prendre conscience. Puis ensuite d’essayer de mettre des choses en place comme : 

  • Vivre le moment présent. Cela paraît utopique et banal mais selon Eckhart Tolle, écrivain du livre "Le pouvoir du moment présent", il est important de se recentrer sur le moment présent, ne pas penser au passé ou au futur. C’est à dire, par exemple, si à un moment donné ton enfant te demande de jouer avec lui, profite de cet instant tout en conscience, ne penses pas à la vaisselle ou au repas que tu devras faire dans 15 min car si tu y penses tu commenceras à t'énerver et à créer une situation désagréable pour toi et ton enfant et cela ne changera pas le fait que dans 15 min tu iras faire le repas... Si tu souhaites d’ailleurs en savoir plus sur "le pouvoir du moment présent" je te recommande de le lire (ICI), il existe aussi une version exercice. Prends la direction de ton mental !!
  • Prendre du temps pour soi ! Avec des bébés allaités cela peut être contraignant mais c’est avant tout, nous mère, qui nous mettons des bâtons dans les roues. Sans parler des alternatives à tirer son lait, le faire donner au biberon ou avec un dal (dispositif d’aide à la lactation); on peut ne serait ce que faire du sport pendant la sieste de bébé ou le laisser jouer faire un câlin à papa et sortir de faire un massage ... 
  • faire des sorties en couple ! C'est important pour ne pas sombrer dans le quotidien fatiguant, avouons-le avoir des enfants ce n’est pas facile ☺️😉. Car votre bonheur de couple se répercutera sur votre vie de famille.  Alors oui, cela n’empêche pas de faire des sorties avec bébé ou enfants mais sortez de la maison, sortez des habitudes. Je ne l’ai pas assez fait et cela s'est vu dans la vie de famille alors maintenant je corrige tout ça. Pour le bonheur de tous.  
  • Se faire aider pour les tâches ménagères. Avoir une maison saine et rangée oui, mais ne pas s’emprisonner dans cette tâche c’est tout aussi important. Il faut savoir accepter l’aide que ce soit du compagnon, des beaux parents ou de tes parents voir même d’amis... Moi avec deux petites filles en bas âge et deux sociétés à gérer, j’ai eu beaucoup de mal à gérer mon chez moi et les taches ménagères. J’ai alors commencé à stresser de tout cela tout en refusant plus ou moins l’aide que l’on me proposait. Alors oui maintenant on partage les tâches et surtout on se fait aider car pour moi, je ne dis pas que c’est le cas pour tout le monde, mais pour moi un environnement rangé c’est un environnement moins stressant.

Alors fais-tu parties des mamans surmenées ? Toi aussi tu veux être une mère parfaite ? Mais on est parfaitement imparfaite et c’est ok !! Il faut l’accepter et prendre du temps pour sois !! Allez les filles votre vie ne s’arrête pas aux enfants, ils font partis de votre vie et ils contribuent à votre bonheur mais équilibrez-vous ! Moi en tout cas je me force dorénavant à penser également à moi pour que mes filles aussi s’épanouissent dans mon bonheur. 

L’AAA ou Aversion Agitation pendant l’Allaitement, je vous dit tout

Souvent on imagine un allaitement magnifique sans encombre, créant un lien invisible avec l’enfant. Oui ! c’est vrai enfin c’est en partie vraie car pour autant, comme dans la vie tout n’est pas rose. Déjà lors de mon premier allaitement, j’ai pu connaître quelques difficultés, j’en parlerai dans un prochain article mais j’ai su m’en sortir, tout comme pour mon aversion.

Je me suis souvent demandée si j’étais normale, mais oui lis bien cet article tu peux avoir une aversion et tu es normale. 

Qu’est ce que l’aversion ou agitation pendant l’allaitement ?

En acronyme, vous retrouverez ce terme en AAA pour Aversion ou Agitation pendant l’Allaitement, en anglais c’est BAA pour Breastfeedind Aversion and Agitation ou NA Nursing Aversion. Bref, allons plus en détails.

L’AAA peut arriver à tout moment de l’allaitement, au début dès les premiers jours, durant une seconde grossesse ou pendant l’allaitement en tandem (co-allaitement). Cela varie !!

Pour ma part, j’ai su mettre les mots sur ce sentiment lors de mon allaitement en tandem. J’ai en effet mon ainée, à l’époque avait 2 ans, qui tétait encore et ma seconde qui venait de naître qui bien sûr ne prenait que le sein. Et des sentiments négatifs sont apparus lorsque j’allaitais les deux au bout de quelques mois. 

Que ressent-on lorsque nous avons une AAA ? 

Cela se manifeste par des émotions négatives telles que de la colère, de la rage, une réaction épidermique, l’envie de repousser l’enfant du sein. Pour certaines c’est plus de l’agitation, du mal à rester en place avec de l’irritabilité qui monte lorsque le bébé tête. 

Dans tous les cas le contact au sein, des douleurs ou sensations physiques désagréables semble être le déclencheur. 

Les émotions ressenties sont souvent dirigées vers le plus grand des deux enfants, comme s’il n’avait plus besoin de téter. Et en effet, mon AAA s’est déclenchée pour l’allaitement surtout de mon ainée que ce soit en co-allaitement ou en allaitement sans sa soeur. Dès qu’elle souhaitait me toucher la poitrine lors de la tétée ou jouer avec mes cheveux ou autre, une envie de la repousser me prenait. Pour autant, par choix personnelle et conviction je n’ai pas voulu la sevrer car j’ai bien vu qu’elle en avait encore besoin pour son bien-être physique et mentale. 

Quelle est la cause de l’aversion ? 

A ce jour, ce sont plus des hypothèses qui ont été émises. Je vous les énonce ci-dessous : 

  • Une carence en nutriments : la mère carencée, en manque de sommeil peut être déséquilibrée et son corps tiraillé par ces manques lui ferait comprendre d’arrêter l’allaitement. 
  • Les douleurs au sein, frein de langue, candidose peuvent aussi entrainer une succion désagréable et causer un conflit moral pour la mère. 
  • Un déséquilibre hormonal pourrait être un déclencheur comme lors d’une ovulation ou des cycles menstruels. Lors de ces périodes, les sensations physiques évoluent et une tétée peut devenir plus irritante. 
  • Le vécu social et personnel peut aussi être pris en considération. Le stigma social, se sentir à l’écart des normes ou avoir un vécu ou contexte difficile peut être le déclencheur. 

Je vous avoue que dans mon cas cela a peut-être était causé par une carence nutriment avec surtout un manque de sommeil. Mais qui sait ?? 

L’important c’est comment aider à diminuer, éliminer ces sentiments. 

Qu’est ce qui peut aider à lutter contre l’AAA ?

Premièrement, il est important de se connaître, anticiper le moment. Eh oui pour comprendre le déclencheur d’une part et du coup tenter de l’éliminer si c’est une carence en nutriment ou un déséquilibre hormonal. Et d’autre part pour pouvoir se renseigner afin de faire le nécessaire. 

Deuxièmement, voir pour corriger les prises au sein les positions, discuter avec le grand s’il est dans la capacité de comprendre. On peut aussi trouver une distraction, faire autre chose comme lire, écouter de la musique etc… 

Mais ce qui est important et ce qui, moi m’a aidée, c’est revoir les piliers de la santé. Ce qui pose par prendre soin de soi, comme reprendre le sport et s’octroyer par exemple un massage régulièrement (pour moi 1x par mois). Et avant tout revoir aussi les bases de son alimentation. Pour certaines personnes il sera peut-être important de se supplémenter, en magnésium, vitamine D etc… Un conseil voir un ou une naturopathe. 

Pour ma part, j’ai réussi en discutant avec ma grande et en agissant sur mes piliers de la santé. Alors oui des fois j’en ai encore mais je sais que cela m’arrive quand je suis fatiguée, triste, à bout. Alors je me force sur le moment en lui expliquant qu’elle ne doit pas pousser et après cela passe. 

A ce jour, il manque encore de la recherche mais si vous agissez sur les piliers de la santé et surtout si vous agissez sur votre bien-être celui-ci se répercutera sur votre ou vos enfants. 

Cet article vous a intéressé ? Il vous parle ? Vous souhaitez témoigner ? N’hésitez pas à donner vos conseils retour si vous avez vécu cela.

Merci de m’avoir lu.