L’AAA ou Aversion Agitation pendant l’Allaitement, je vous dit tout

Souvent on imagine un allaitement magnifique sans encombre, créant un lien invisible avec l’enfant. Oui ! c’est vrai enfin c’est en partie vraie car pour autant, comme dans la vie tout n’est pas rose. Déjà lors de mon premier allaitement, j’ai pu connaître quelques difficultés, j’en parlerai dans un prochain article mais j’ai su m’en sortir, tout comme pour mon aversion.

Je me suis souvent demandée si j’étais normale, mais oui lis bien cet article tu peux avoir une aversion et tu es normale. 

Qu’est ce que l’aversion ou agitation pendant l’allaitement ?

En acronyme, vous retrouverez ce terme en AAA pour Aversion ou Agitation pendant l’Allaitement, en anglais c’est BAA pour Breastfeedind Aversion and Agitation ou NA Nursing Aversion. Bref, allons plus en détails.

L’AAA peut arriver à tout moment de l’allaitement, au début dès les premiers jours, durant une seconde grossesse ou pendant l’allaitement en tandem (co-allaitement). Cela varie !!

Pour ma part, j’ai su mettre les mots sur ce sentiment lors de mon allaitement en tandem. J’ai en effet mon ainée, à l’époque avait 2 ans, qui tétait encore et ma seconde qui venait de naître qui bien sûr ne prenait que le sein. Et des sentiments négatifs sont apparus lorsque j’allaitais les deux au bout de quelques mois. 

Que ressent-on lorsque nous avons une AAA ? 

Cela se manifeste par des émotions négatives telles que de la colère, de la rage, une réaction épidermique, l’envie de repousser l’enfant du sein. Pour certaines c’est plus de l’agitation, du mal à rester en place avec de l’irritabilité qui monte lorsque le bébé tête. 

Dans tous les cas le contact au sein, des douleurs ou sensations physiques désagréables semble être le déclencheur. 

Les émotions ressenties sont souvent dirigées vers le plus grand des deux enfants, comme s’il n’avait plus besoin de téter. Et en effet, mon AAA s’est déclenchée pour l’allaitement surtout de mon ainée que ce soit en co-allaitement ou en allaitement sans sa soeur. Dès qu’elle souhaitait me toucher la poitrine lors de la tétée ou jouer avec mes cheveux ou autre, une envie de la repousser me prenait. Pour autant, par choix personnelle et conviction je n’ai pas voulu la sevrer car j’ai bien vu qu’elle en avait encore besoin pour son bien-être physique et mentale. 

Quelle est la cause de l’aversion ? 

A ce jour, ce sont plus des hypothèses qui ont été émises. Je vous les énonce ci-dessous : 

  • Une carence en nutriments : la mère carencée, en manque de sommeil peut être déséquilibrée et son corps tiraillé par ces manques lui ferait comprendre d’arrêter l’allaitement. 
  • Les douleurs au sein, frein de langue, candidose peuvent aussi entrainer une succion désagréable et causer un conflit moral pour la mère. 
  • Un déséquilibre hormonal pourrait être un déclencheur comme lors d’une ovulation ou des cycles menstruels. Lors de ces périodes, les sensations physiques évoluent et une tétée peut devenir plus irritante. 
  • Le vécu social et personnel peut aussi être pris en considération. Le stigma social, se sentir à l’écart des normes ou avoir un vécu ou contexte difficile peut être le déclencheur. 

Je vous avoue que dans mon cas cela a peut-être était causé par une carence nutriment avec surtout un manque de sommeil. Mais qui sait ?? 

L’important c’est comment aider à diminuer, éliminer ces sentiments. 

Qu’est ce qui peut aider à lutter contre l’AAA ?

Premièrement, il est important de se connaître, anticiper le moment. Eh oui pour comprendre le déclencheur d’une part et du coup tenter de l’éliminer si c’est une carence en nutriment ou un déséquilibre hormonal. Et d’autre part pour pouvoir se renseigner afin de faire le nécessaire. 

Deuxièmement, voir pour corriger les prises au sein les positions, discuter avec le grand s’il est dans la capacité de comprendre. On peut aussi trouver une distraction, faire autre chose comme lire, écouter de la musique etc… 

Mais ce qui est important et ce qui, moi m’a aidée, c’est revoir les piliers de la santé. Ce qui pose par prendre soin de soi, comme reprendre le sport et s’octroyer par exemple un massage régulièrement (pour moi 1x par mois). Et avant tout revoir aussi les bases de son alimentation. Pour certaines personnes il sera peut-être important de se supplémenter, en magnésium, vitamine D etc… Un conseil voir un ou une naturopathe. 

Pour ma part, j’ai réussi en discutant avec ma grande et en agissant sur mes piliers de la santé. Alors oui des fois j’en ai encore mais je sais que cela m’arrive quand je suis fatiguée, triste, à bout. Alors je me force sur le moment en lui expliquant qu’elle ne doit pas pousser et après cela passe. 

A ce jour, il manque encore de la recherche mais si vous agissez sur les piliers de la santé et surtout si vous agissez sur votre bien-être celui-ci se répercutera sur votre ou vos enfants. 

Cet article vous a intéressé ? Il vous parle ? Vous souhaitez témoigner ? N’hésitez pas à donner vos conseils retour si vous avez vécu cela.

Merci de m’avoir lu.